Luc Besson : interview à propos du Dernier combat (1983)

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Voici une interview de Luc Besson, datant de 1983. Alors âgé de seulement 23 ans, le jeune réalisateur du Dernier combat, est visiblement en colère contre la manière dont sont produits et distribués les films en France. Il revient également sur les conditions difficiles du tournage du film et ses rapports déjà compliqués avec la presse.

En Janvier 1983, j’ai la chance de disposer d’une accréditation au Festival d’Avoriaz, grâce à mon fanzine Nostalgia. L’organisation sur place fut cependant très chaotique, principalement à cause des prix prohibitifs d’accommodation et mon manque total d’équilibre sur la neige… Je rate les projections du DERNIER COMBAT, mais je prends contact avec Luc Besson pour un entretien sur son premier long métrage. Le film sort en Avril 1983, mais ne déclenche pas beaucoup de passion. Libération titre son article « une science-fiction réussie dont l’humour ravage les Mad-maxeries prétentieuses » (Libé du 16-17/04/1983). Colette Godard termine sa notule dans Le Monde (du 15/04/1983) par « Celui-là, quand il fera un film, ce sera un bon film ». Dans L’Écran Fantastique (n°33), Guy Delcourt finit sa chronique par « …LE DERNIER COMBAT, film exceptionnellement maîtrisé, ne cesse d’être passionnant. » ; puis dans son n°35 publie deux pages de photos de séquences rejetées sur un ton nettement moins positif. C’est donc un accueil général assez mou, je trouve que le film mérite mieux. LE DERNIER COMBAT est à mon goût un film différent et novateur, et son côté anti société de consommation me plaît énormément. Je reprend contact pour un entretien avec Luc Besson. Rendez-vous est pris dans une brasserie, au croisement de la Rue de Choiseul et de la Rue du 4 Septembre, en plein Paris. Besson me révélera peu après qu’il y a tourné des scènes du DERNIER COMBAT, à côté dans un pâté de maison en chantier. Le contact est direct, très amical. Malgré ma relative inexpérience, et que Nostalgia ne tire qu’à quelques centaines d’exemplaires, Luc Besson est enthousiaste et me consacre plus de deux heures d’une franche cordialité et sans langue de bois. 30 ans plus tard, c’est avec plaisir que je viens partager sur FORGOTTEN SILVER, ce chaleureux souvenir …
Par Lucas BALBO (Juin 2013)

L’Avant-dernier, court-métrage de Luc Besson

Le dernier combat n’est-il pas la suite de votre court-métrage L’Avant-dernier ?
Oui, mais ce n’est pas exactement la suite. Il s’agit du même principe : noir et blanc et Cinémascope, même équipe technique, même cadreur, même monteuse, même compositeur de musique, mêmes acteurs (Jolivet Reno). En fait, nous n’avions pas l’idée d’en faire un long-métrage. Des gens ont vu le film et nous dit “vous êtes cons parce que vous pourriez vraiment faire un long-métrage avec ce principe-là”. Au début, nous n’y avons pas trop songé et puis, au bout de 3-4 mois, l’idée nous a trotté dans la tête et on s’est mis à l’écrire un peu. Nous nous sommes laissés aller à l’écriture et le produit fini nous plaisait, alors nous l’avons fait. Notre court-métrage nous a bien aidés parce que, effectivement, quand tu vas voir des gens pour de l’argent, il est mieux d’avoir un court-métrage qui ressemble un peu au long. C’est comme si ti avais la bande-annonce. C’est dix fois mieux que les rushes; car des rushes muet, tous les producteurs de cinéma qui se disent professionnels te disent : “oui, il n’y a pas de problème, je sais faire la différence.” En fait, ils sont comme les autres : ils ne comprennent rien, ils se disent “Qu’est-ce que ça va donner ?”. Non, je ne plaisante pas, c’est ça le problème. Le premier distributeur que nous avions contacté a vu une heure du film monté, sans son, copie de travail, la monteuse ne l’avait même pas vue en projection : le film brut. Nous organisons la projection, on lui dit qu’il n’y a pas de son, qu’il y a 20 minutes à couper, ce qui est énorme…, il nous répond “Oui, ne vous inquiétez pas, je suis un grand professionnel, etc…” Après la projection, il trouvait ça tellement nul qu’il a voulu rendre son contrat de distribution…, “c’est immontrable, jamais ça ne marchera…”

Article dans l’Ecran fantastique sur les plans truqués refusés par Luc Besson

Où fut tourné le film ?
Dans des ruines à côté de chez moi…

Et dans les ruines d’une aile désaffectée de l’hôpital de la Salpêtrière…
Non, la Salpêtrière nous a prêté du matériel pour le tournage. Les ruines sont en partie celles des anciennes usines Citroën, et un pâté de maisons qui se trouve à deux cent mètres d’ici, un gigantesque pâté de maisons, creux à l’intérieur.

Tu as donc tourné toutes les scènes à Paris, sauf pour les scènes de désert ?
Oui, celles-ci ont été tournées dans le Sahara, et il y eut d’ailleurs bien des problèmes dûs aux conditions difficiles du Sahara… Dans l’ensemble, entre les ruines et le Sahara, ce ne fut pas vraiment un tournage très reposant…

Comment fait-on pour de devenir “un jeune réalisateur talentueux” ?
Il faut commencer très jeune… (rires)… Je crois qu’il n’y a que deux solutions. Soit vous êtes assez porté sur les études, vous avez l’esprit qui correspond, et il faut faire l’IDHEC, Vaugirard ou des écoles comme ça. Ce n’est pas mon cas, car il s’avère que ce que j’ai pu vivre dans mon enfance fait que mon caractère s’est développé dans un autre sens : il faut que je me mette tout de suite dans le bain pour le faire, ce qui est d’ailleurs arrivé. J’ai donc commencé sur le tas, par être stagiaire à la mise en scène, à la régie, puis deuxième assistant à la caméra, au son, machino, électro, régisseur… Le véritable problème pour faire du cinéma, c’est d’être vraiment bien convaincu soi-même, c’est en fait le plus important. A partir du moment où, en vous, vous fermez toutes les portes sauf celle-là, vous vous dites “c’est ce que je veux faire et pas autre chose”… ça vient, ça arrive forcément, car il n’a pas autant de gens courageux qu’on veut bien le dire. Vous entendez dire que tout le métier est bouché, qu’il y a onze personnes sur cent qui arrivent, simplement parce qu’une personne sur cent bosse et et courageuse, non pas cent qui bossent et l’horrible “mano celesto” qui n’autorise qu’une à passer; ce n’est pas vrai. Sur les cent, cinquante craquent au bout de trois semaines, puis au bout d’un an, il n’en reste plus que quatre; quand vraiment on a décidé de s’accrocher, d’être là jusqu’au bout, on y arrive. Je ne dis pas qu’on y arrive ensuite aussi vite que je l’ai fait.

Comment définiriez-vous la position de la femme dans votre film ?
Elle a une position essentielle, elle est le seul espoir. C’est un trésor complet, la pierre la plus précieuse. La femme, c’est l’avenir : si tu n’as pas de femme, tu ne peux pas te reproduire, donc tout s’éteint. Sa nature en tant que femme est totalement gommée, comme celle de l’homme d’ailleurs.

Sauf peut-être Jean Bouise qui réfléchit encore ?
Oui, il est un peu fou, tout ça lui a un peu tapé sur le système. Pour moi, Jean Bouise est totalement satisfait de ce qui lui arrive : il va pouvoir refaire le monde. C’est peut-être un sentiment qui est enfoui quelque part chez les médecins, ce fait de sauvegarder la vie, la partie que chaque médecin doit avoir au plus profond de soi, le fait de créer la vie, de la détenir quelque part. Là, il la détient réellement : il a l’homme et la femme, c’est de lui que dépend l’avenir.

La séquence d’ouverture, par allégorie, peut l’assimiler à un objet sexuel ?
Ce n’est pas la femme… c’est faux, c’est une simple réaction. Imagine être resté cinq ans dans une tour, sans personne; lorsque tu tombes sur une poupée gonflable ou un bouquin de cul, tu craques, c’est en nous, quelque chose dont nous avons besoin. Que ce soit nous ou les animaux, c’est pareil. Ca ne s’assimile pas du tout à la femme. Il souffre d’un manque total. il n’apprécie pas tellement l’image qui pourrait se dégager de la poupée féminine. il a plutôt envie de la repousser et dès qu’il a fini, il l’envoie chier. Ce n’est pas un fétichiste, il n’aime pas l’objet. Il en a besoin pour assouvir un peu ses manques. il lui tourne la tête après usage, il ne peut plus la voir.

Croyez-vous en l’avenir d’un cinéma fantastique français ?
Pas du tout; les réalisateurs et les écrivains sont fermés au fantastique. Le fantastique ne correspond pas aux français. Nous sommes trop ancrés, trop conservateurs, nous avons une civilisation qui existe depuis des siècles et des siècles, à la différence des Américains. Ils n’ont pas de passé, ils ne sont là-bas que depuis deux ou trois siècles. Cette absence de passé les rend plus accessibles à l’avenir. Leur imagination est beaucoup plus ouverte, ils n’ont pas d’attaches. Les vaisseaux spatiaux et tout ça, ils rentrent dedans comme du petit lait. E.T. devient une star sans que cela leur pose de problème. C’est le même comportement que les orphelins, ceux qui n’ont pas de parents ont plus d’ouverture sur les gens; il s’agit du même principe. La belle captive n’est même pas du fantastique, c’est du délirium. Pourquoi faire un film comme Le Démon dans l’île ? Je ne comprends pas, car couper des têtes, crever des yeux, etc…, les Américains et les Anglais le font beaucoup mieux depuis 30 ans…. Alors pourquoi se fatiguer ?

Prévoyez-vous une suite aux aventures de Pierre Jolivet ?
Non, je n’aime pas les séries, du genre “on a trouvé un filon, alors on en fait quinze”; je trouve ça horripilant. Rien ne m’agace plus de voir Patrice Leconte faire pour la énième fois un film comme Les Bronzés ou Viens chez moi, j’habite chez une copine, Ma femme s’appelle reviens, Circulez y a rien à voir (NDLR : Leconte aura la même réflexion et tournera ensuite Les Spécialistes et Tandem) ou d’un autre côté les Lauzier : Je vais craquer, Le quart-d’heure américain… (NDLR : Ce dernier film n’a en fait rien à voir avec Gérard Lauzier, Luc Besson confond sans doute avec T’empêche tout le monde de dormir) Ça m’agace. Ils prennent vraiment les gens pour des cons. A quoi sert ce cinoche-là ? On nous dit “c’est vrai, mais ça fait du pognon”. Eh bien, qu’il vendent des chaussettes, pas d’ambiguïté. On ne fabrique pas des chaussettes pour le plaisir mais pour gagner de l’argent. Le cinéma s’avère être un moyen de gagner de l’argent, mais c’est aussi un art; c’est idéologique, il doit transmettre une idée à quelqu’un. On n’a pas le droit de transmettre n’importe quoi aux gens. De même, dans un journal, on n’a pas le droit d’écrire n’importe quoi sous le prétexte qu’on a une plume et un papier (*). Je suis fou de colère à propos d’une fille qui s’appelle CG qui est journaliste au Monde. Son article commence par “tous les hommes de ce film passent leur temps à sauter des poupées gonflables…” Est-ce que, vraiment, c’est le film ? J’ai parlé à beaucoup de femmes de cette scène, aucune ne l’a ressenti comme une attaque personnelle. il ne faut pas délirer non plus ! Quand tu vois les rapports que Bouise a avec la femme à travers la grille, les sourires et la délicatesse qu’il manifeste envers cette femme, elle n’est ni une esclave, ni quoi que ce soit. S’il l’a met là, c’est parce qu’il l’aime et qu’il veut la protéger. Imagine cette femme dehors, elle tient quinze jours dans ce décor. Après, elle se fait tuer par l’autre, c’est clair, ce n’est pas une chose sous-jacente. Pour revenir à cette CG, ce n’est vraiment pas des hommes qui passent leur temps à sauter des poupées gonflables; on la voit deux secondes cette image. Des trucs comme ça me mettent les boules, parce que c’est lu par deux mille personnes, et que je trouve qu’on n’a pas le droit de faire passer ce mépris personnel pour des raisons qui me sont inconnues… Tu dirais ça à un mec qui passe un an sans se payer, à essayer de faire un film.. qui a quand même trois prix, deux à Avoriaz et un à Bruxelles. Il y a quand même un minimum de respect à avoir envers les gens…

Combien de kilos de poissons avez-vous utilisé pour les pluies du film ?
Deux tonnes

Deux tonnes !!!!
Eh oui, il y a deux tonnes de poissons et quatre tonnes de cailloux, un peu plus même, quatre tonnes et demi je crois. Il y a trois tonnes et demi de sable pour la tempête…

Quelle tempête ?
La tempête de sable dans Paris quand Pierre Jolivet va chercher son tableau. Elle paraît tellement naturelle qu’on l’oublie ! C’était, en fait, un mélange de sciure, de sable et de glaise (bonjour la caméra !) remué par un réacteur d’avion. Les vents étaient d’à peu près 120-130 km/h… Quand tu passes devant, ça fait vraiment bizarre ! Nous fûmes obligés de faire les relais avec les klaxons des camions. Un coup, c’était le départ de la prise de vue, et deux coups, l’arrêt car nous n’entendions ni “moteur”, ni “coupez.” Il y a même des plans où Pierre sortait d’un endroit mais le caméraman ne le voyait pas ! Nous avons donc dû mettre les vents moins forts au début de la prise et les accélérer après que le caméraman l’ait “attrapé”.

Annonce de la sortie vidéo en 1983

Quels sont tes projets ?
Un film policier qui va enterrer tous les polars français à la mode, du style Un Dimanche de flic, tous les Balance et compagnie. Ce ne sera pas simplement qu’un policier… Je commencerai à le tourner l’année prochaine, en couleurs…., avec des dialogues et une vedette américaine dont je ne peux pas vous dire le nom car rien n’est sûr pour le moment. Il sera dans son domaine, l’équivalent du Dernier combat dans le domaine du fantastique français : quelque chose de totalement à part….

Entretien enregistré à Paris par Balbo Lucas.

Le numéro de Nostalgia N°5 est toujours disponible au prix de 8 euros, fdp inclus. Contact : lucas.balbo@neuf.fr
Sommaire : Dossier Pete Walker par Gérard Biard + interview, entretien avec Luc Besson sur le tournage du Dernier Combat, tournage de Clash avec bio-filmo de Raphael Delpard, hommage à Larry Buster Crabbe + filmo, tournage de Gwendoline de Just Jaeckin. 36 pages, format à l’italienne 22 x 19 cm

Le Dernier combat est disponible en dvd et Blu-Ray chez Gaumont Vidéo
L’Avant-dernier
est disponible sur le dvd Le Court des grands chez Europa Corp

Posted by Jerome   @   8 juillet 2013 13 comments

13 Comments

Comments
juil 8, 2013
21 h 17 min
#1 Juledup :

Génial ! Super document merci pour la découverte. C’est fascinant de mettre ça en perspective avec ce qu’il a fait ensuite de sa carrière (je pense à son discours sur les suites par exemple)

juil 8, 2013
21 h 24 min
#2 wilis :

Prévoyez-vous une suite aux aventures de Pierre Jolivet ?
Non, je n’aime pas les séries, du genre “on a trouvé un filon, alors on en fait quinze”; je trouve ça horripilant.
IL A LA MEMOIRE SELECTIVE LUC BESSON ? (taxi, le transporteur, Arthur et les minimoys)

juil 8, 2013
21 h 55 min
#3 Garibaldi :

Pa-ssio-nant ! Merci !

juil 8, 2013
22 h 03 min
#4 machet :

Oui, après coup, c’est un peu le grand écart entre son discours et sa carrière, mais l’ITW est intéressante. Merci.

Author juil 8, 2013
22 h 08 min
#5 Jerome :

à sa décharge, il avait 23 ans à l’époque, et il a le droit de changer d’avis avec le temps.
Je ne vais pas lui jeter la pierre, j’ai sûrement dit des choses quand j’avais 20 ans qui me paraîtraient hautement ridicules et contradictoires aujourd’hui.

juil 9, 2013
10 h 24 min
#6 joegideon :

Ce qui est très intéressant c’est ce qu’il dit sur la présence forte du fantastique aux US. Puisqu’il n’ont quasiment pas de passé, ils sont plus enclin à accepter le futur et donc les films qui en parlent. Pour le reste j’ai toujours ce sentiment que le cassage en règle du Grand Bleu, notamment à Cannes, a créé le producteur cynique qu’il est devenu par la suite. Il a continué a faire des films mais ce côté ultra revanchard vis à vis du métier, qu’on sent déjà dans l’itw, a été par la suite décuplé.

juil 9, 2013
11 h 56 min
#7 Laurent :

Mortel. Ce type a représenté tous les espoirs d’un cinéma français pop et alternatif, que personne ne l’ait suivi dans la foulée ne cessera jamais de m’étonner: Il aurait pu être le fer de lance de la génération Métal Hurlant.

J’ai beau ne pas apprécier ses films, il faut lui reconnaitre une vraie personnalité, chose qu’on ne retrouve pas forcément dans la plupart des films de genre français qu’on s’est tapé depuis une dizaine d’année. Quand à ses productions, je m’en délecte tant elles sont dans la droite lignée des série B 70′s que je chérie pour leur débordement graphiques et leurs idées outrancières.

Un cas unique, qui n’a pas toujours été attaqué pour de bonnes raisons (remember Brazil?) et dont j’aimerai beaucoup lire une interview objective aujourd’hui.

juil 9, 2013
12 h 52 min
#8 hansolo :

Pour ce qui concerne les suites, en tant que réalisateur; en dehors des Minimoys (mais qu’il a imaginé dès le départ comme une trilogie) je trouve qu’il sest plutôt bien tenu à son discours!

juil 9, 2013
15 h 51 min
#9 jackmarcheur :

Super interview, merci bien Lucas.

J’ai un avis très contradictoire sur Luc Besson, c’est une personne assez fascinante qui peut etre capable du meilleur comme du pire.
Le truc c’est que j’ai l’impression qu’il aime VRAIMENT le cinéma, mais qu’il aime aussi VRAIMENT le fric.
Du coup ses films sont à la fois interessants et chiants (cf Le 5eme element que j’ai fantasmé lors du tournage mais que je n’ai pas du tout aimé ! )

Besson me rappelle un peu Christopher Gans : ils ont tous les 2 un point de vue unique et passionné sur le Cinéma, mais je n’apprecie guere leurs films…

En tous cas , il essaie de faire bouger le cinéma français, et ça c’est bien. Rien que pour le Baiser du Dragon avec Jet Li, il restera forcément quelqu’un à suivre de près.

Quand au dernier combat, il faut vraiment que je le regarde ! Dire que j’ai laissé passer le BR en occase l’autre jour !

juil 13, 2013
0 h 06 min
#10 Fansolo :

J’ai revu récemment Léon. C’est un très bon film

juil 13, 2013
8 h 23 min
#11 Stan :

Merci pour l’interview de Besson. On sait quel polar il aurait du réaliser quelques mois plus tard ?
Merci0

Author juil 13, 2013
13 h 06 min
#12 Jerome :

Subway

juil 21, 2013
20 h 41 min
#13 Stan :

Ah bon. Merci.

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