Le Festival de Cannes démarre aujourd’hui et voici ce que prévoit Cannes Classics cette année, avec une nouvelle fois plusieurs films restaurés mais aussi de documentaires. Outre les restaurations de Lawrence d’Arabie, Les Dents de la mer (voir la nouvelle bande-annonce en 1080p plus bas) ou Il était une fois en Amérique déjà bien connus, on recelle quelques surprises comme un hommage indirect à la Cannon avec la présentation de Runaway Train de Konchalovsky
Parmi les documentaires, celui sur Woody Allen a déjà été diffusé aux Etats-Unis sur PBS et est même disponible en dvd. On en avait parlé ici-même. On trouve aussi un documentaire sur Claude Miller dont le dernier film est présenté hors-compétition
Le communiqué de presse annonce 25 minutes inédites sur le Sergio Leone alors que la famille avait communiqué sur 40 minutes l’année dernière. Le site du festival confirme ces 25 minutes en annonçant une durée de 4h13 pour le film. Davantage d’infos sur les ajouts dès vendredi matin avec également une interview de l’ingénieur du son du film, Jean-Pierre Ruh, que j’avais rencontré voici une dizaine d’années.
•La Film Foundation (USA), présidée par Martin Scorsese, présente une copie en 4K restaurée et reconstruite de ONCE UPON A TIME IN AMERICA (Il était une fois en Amérique) de Sergio Leone (1984, 245′), avec 25 minutes de scènes additionnelles, d’après le premier montage de Sergio Leone en 1984. Restauration voulue par Martin Scorsese.
La projection aura lieu en présence de Robert De Niro, Elizabeth McGovern, Jennifer Connelly, du producteur Arnon Milchan (qui a aussi un petit rôle dans le film) et, bien sûr, de la famille Leone.
Restauration par la Cinémathèque de Bologne au Laboratoire Immagine Ritrovata, en association avec Andrea Leone Films, The Film Foundation et Regency Entreprises. La restauration a été financée par Gucci et la Film Foundation.
•Pathé présente TESS (1979, 171′) de Roman Polanski, dans une restauration 4K qu’il a lui-même supervisée et dont il s’est dit « épaté » par le travail des laboratoires.
En présence de Roman Polanski et de Nastassja Kinski.
Une restauration Pathé, exécutée par Éclair Group pour la partie image et Le Diapason pour la partie sonore.
•Pour fêter son centenaire, le studio hollywoodien Universal présente une copie restaurée d’un des films emblématiques de l’histoire récente du studio : JAWS (Les Dents de la mer) de Steven Spielberg (1975, 124’).
La restauration a été faite par les équipes de Universal Studios Digital Services et l’équipe de post-production de Amblin Entertainment.
•Les Archives Nationales du BFI (Londres) ont lancé un projet de trois ans dédié à la restauration des neuf films muets restants d’Alfred Hitchcock. THE RING (1927, 109 min.) va être diffusé en avant-première mondiale en ciné-concert avec le musicien Stephen Horne.
La restauration a été réalisée par les Archives Nationales BFI et, financée par la Hollywood Foreign Press Association, The Film Foundation, Deluxe 142 et la Fondation Mohamed S. Farsi.
•Pour marquer le 50e anniversaire du tournage et de la sortie de LAWRENCE OF ARABIA (Lawrence d’Arabie) de David Lean (1962, 222′), Sony-Columbia a effectué une nouvelle restauration du film en format 4K.
Restauré par Sony Pictures Entertainment en 4K à Sony Pictures Colorworks.
•Keisuke Kinoshita est un cinéaste japonais né en 1912 et mort en 1998. Ayant fait une grande partie de sa carrière pour les studios de la Shochiku, il sera célébré par la direction actuelle de la Shochiku avec la projection de NARAYAMA BUSHI KO (La ballade de Narayama) (1958, 98′). La version numérique restaurée a été financée et restaurée par Shochiku Co., LTD et Shochiku Media Worx Inc; restauration numérique réalisée par Imagica Corp et Imagica West Corp. Le film sera distribué en France par MK2.
•Cannes célèbre le 30e anniversaire de la Cinémathèque de la Danse (Paris). Cette dernière apportera trois bijoux de ses collections : A GREAT DAY IN HARLEM (1994, 60′) de Jean Bach et deux « jazz shorties » : AN ALL COLORED VAUDEVILLE SHOW (4’) et JAMMIN THE BLUES (11’).
Les films seront tirés en copies neuves 35mm par le Laboratoire Daems.
•En 2011, Cannes Classics a accueilli l’ambitieux projet italien, The Rossellini Project, issu de la collaboration entre Instituto Luce Cinecittà , Cineteca di Bologna, CSC-Cineteca Nazionale et Coproduction Office, ce dernier responsable des ventes internationales. Après la présentation de LA MACCHINA AMMAZZACATTIVI (La Machine à tuer les méchants, 1948, 70’), de Rossellini, voici pour 2012, toujours en copie restaurée, VIAGGIO IN ITALIA/JOURNEY TO ITALY (Voyage en Italie) (1954, 97’) de Roberto Rossellini.
Copie restaurée par Cineteca di Bologna avec L’Immagine Ritrovata en collaboration avec Istituto Luce Cinecittà , CSC-Cineteca Nazionale et Coproduction Office.
•Comme chaque année, le Festival de Cannes accueille la World Cinema Foundation, créée à Cannes en 2007 par Martin Scorsese et de nombreux cinéastes, afin de restaurer les trésors du monde entier. Au programme de cette année, un film indien et un film indonésien, aussi rares et méconnus que splendides et nécessaires.
AFTER THE CURFEW d’Usmar Ismail, Indonésie (1954, 101’).
Restauration effectuée par le Musée National de Singapour et la World Cinema Foundation. En association avec la Fondation Konfiden et le Kineforum du Jakarta Arts Council. Le film a été restauré à partir de la copie originale conservée à la Cinémathèque Indonesia. Avec les remerciements à la famille d’Usmar Ismail.
KALPANA d’Uday Shankar, Inde (1948, 155’).
Restauration par la World Cinema Foundation à partir d’une copie du négatif original conservé par la National Film Archive of India. Avec les remerciements à Shivendra Singh et à la famille d’Uday Shankar. La copie a été restaurée par la Cinémathèque de Bologne au Laboratoire Immagine Ritrovata.
•A l’occasion de sa venue sur la Croisette, le Festival a demandé à Andrei Konchalovsky de présenter RUNAWAY TRAIN (1985, 111’).
Copie neuve avec l’amabilité de Metro Goldwyn Mayer / Park Circus.
•Comme chaque année, les Archives françaises du film du CNC (Paris) présentent une restauration, fruit de leurs travaux de l’année. Pour cette édition, le choix s’est porté sur CLEO DE 5 A 7 (1961, 90’) d’Agnès Varda, qui sera là en personne pour présenter son film.
Copie numérique, restaurée par Ciné Tamaris et CNC Archives Françaises du film.
•Hommage à Georges Lautner : en présence de ses nombreux amis, un hommage sera rendu par le Festival de Cannes au réalisateur des Tontons Flingueurs, Ne nous fâchons pas, Marche ou crève ou Arrêtez les tambours. Le film choisi pour cette soirée de célébration est LES BARBOUZES (1964, 118′).
Film restauré par Gaumont et Eclair Group.
Les documentaires sur le cinéma, qui représentent un cinéma à part entière que Cannes Classics met régulièrement en valeur, mettront à l’honneur quatre réalisateurs :
Woody Allen
avec WOODY ALLEN : A DOCUMENTARY de Robert Weide (113′), produit pour la série American Master (PBS) par B Plus Productions, Whyaduck Productions, Rat Entertainment Mike’s, Movies et Insurgent Media ; distribué en France par Memento Films Distribution et vendu par Hanway Films.

Jerry Lewis
avec METHOD TO THE MADNESS OF JERRY LEWIS de Gregg Barson (115′), produit pour la chaîne américaine Encore par Mansfield Avenue Productions et vendu par Starz Media.
John Boorman
avec ME AND ME DAD (66′) de sa fille Katrine Boorman qui a également produit le film par sa société de production, Colourframe Ltd.
Claude Miller
avec le film d’Emmanuel Barnault, CLAUDE M LE CINEMA (52’) et produit par Jean Fabrice Barnault de Movie Da Productions pour la chaîne Ciné + et vendu par Catherine Chevassu-C&CO. L’hommage à Claude Miller se poursuivra en clôture du Festival avec la présentation de son dernier film en Sélection Officielle, Thérèse Desqueyroux.
8 h 46 min
Merci pour ces infos Jérome!
Cannes Classics est ouvert au public? Si oui, a quel tarif? Qu’est ce que j’aimerais découvrir Lawrence d’Arabie sur Grand Ecran!