Depuis quelques jours, TCM Cinema propose une interview vidéo de Laurent Bouzereau à propos de son documentaire sur Les grandes épopées, actuellement diffusé sur la chaîne. En voici un extrait mais l’intégralité est disponible sur cette page.
Laurent Bouzereau est avec Charles De Lauzirika (Blade Runner, Alien) et David Prior (Fight Club, Social Network) l’un des meilleurs spécialistes oeuvrant dans le domaine du bonus dvd et Blu-Ray. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises et notamment en 2000 pour une interview passée dans DVDVision. Il revenait sur ses débuts dans le Making of et passait en revue les différents films sur lesquels il avait travaillé à l’époque.
- Comment êtes-vous devenu documentariste de cinéma ?
J’ai toujours été très cinéphile, toujours au cinéma, la tête dans les étoiles, pas trop à l’école. Après le bac, j’ai décidé de ne pas faire d’étude et d’aller directement travailler. J’ai fait des stages chez Eclair, j’ai même travaillé sur un film de Polanski, Tess. J’étais au service étalonnage pour voir comment cela fonctionner. J’ai fait mon premier tournage, sur Moonraker, et je suis d’ailleurs toujours copain avec Lois Chiles. En fait, on ne s’est pas vraiment rencontré sur le tournage, mais après coup, à New York. Je collectionnais les affiches de films, les photos, surtout le cinéma américain, le cinéma à grand spectacle des années 70, mais aussi Ben Hur, Les 10 commandements, Les Dents de la mer, La Tour infernale, Tremblement de terre. Plutôt les films Catastrophe donc, même si j’aime beaucoup Truffaut.
- Vous êtes ensuite parti aux Etats-Unis ?
Une fois passé mon bac, mon père a rencontré dans l’avion une productrice américaine, qui n’était pas vraiment une productrice mais une femme riche qui avait inverti dans les films. Je suis parti à New York pour travailler pour elle, pour aider sur plusieurs films dont The Returning (Réincarnation de Joel Bender, 1983). J’avais une vingtaine d’années. Là-bas, je me suis demandé comment rencontrer des gens, et le seul moyen était d’écrire des articles sur les films. J’allais travailler sur un magazine qui devait s’appeler Ici New York, consacré au gens qui parlaient français à New York et aux français. Un très beau magazine. Le premier numéro qui devait comporter un article sur le Body Double de Brian De Palma n’est jamais sorti. Comme je voulais continuer, j’ai contacté Alain Schlockoff de l’Ecran fantastique qui a été très intéressé et à publié mes articles.
Laurent Bouzereau avec Lois Chiles et Lorraine Gary au temps de L’Ecran fantastique
J’ai aussi travaillé pour Globe en interviewant David Lynch, Oliver Stone. Cela m’a permis de rencontrer pas mal de gens et d’aller sur des tournages comme Robocop. J’ai travaillé ensuite pour une boite de distribution qui s’appelé Spectrafilm et qui distribuait pas mal de films étrangers aux Etats-Unis comme Vivement Dimanche ou La Balance.
- C’est l’époque où vous vous chargez du sous-titrage de quelques Truffaut ?
Non, c’est venu plus tard, pour Criterion. Je suis donc publiciste, mais je continue à écrire. Je vends mon livre sur De Palma, The De Palma Cut à un éditeur américain. Le milieu de la distribution me permet également d’aller au Festival de Cannes par deux fois et de voir ce qui se passer, de renouer certains contacts en France. Ensuite Spectrafilm fait faillite. Je travaille alors pour un producteur nommé Stanley Buchthal qui avait produit Hairspray de John Waters. J’étais responsable d’un service de développement des scénarios pendant un an.
- En 1989, vous partez pour Los Angeles
J’ai travaillé pour Bette Midler, je faisais du développement de script chez Disney. Je suis resté trois ans mais le cinéma de Disney, la comédie, le Musical ne sont pas vraiment ma tasse de thé. J’ai continué à écrire des livres (The Alfred Hitchcock Quote Book, The Cutting Room Floor, Ultraviolent Movies) et c’est à la même époque que je découvert le Laserdisc et Criterion. Je savais qu’ils préparaient une édition de Carrie et je les ai appelés alors qu’ils cherchaient justement à joindre.
C’est ma voix que l’on entend sur le commentaire audio de Carrie et j’étais accompagné par le scénariste Larry Cohen. De Palma travaillait sur L’Esprit de Cain et n’avait pas pu participer au disque. J’ai également fait pour Criterion les sous-titres de huit films de Truffaut dont je ne suis pas satisfait. Le sous-titrage est quelque chose d’assez difficile. Il fallait que je sous-titre du français en anglais. Mon niveau en anglais est bon mais pas aussi bon que celui d’un américain. Le deal auquel j’avais pensé, c’était que je fasse une première mouture des sous-titres et que ce soit ensuite révisé et ajusté par un anglais. Mais ce fut envoyé directement en Israel ou quelqu’un les a tapés. Si c’était trop long, il les écourtait, et s’il n’arrivait pas à me lire, il faisait des fautes de frappe. Mes sous-titres sont meilleurs que les précédents dont certains passages n’avaient pas été traduits. Mais au final, Ce n’est pas aussi bien que cela aurait pu l’être. Sur Blackmail (Chantage, Alfred Hithcock, 1929) j’écris le commentaire qui cette fois était dit par le scénariste du film et auteur de la pièce originale, Charles Bennett. Il avait 90 ans à l’époque et il est mort depuis. La Fox prévoyait à l’époque de faire un remake de Blackmail et un des mes amis m’avait mis en contact avec lui. J’ai fait aussi Les Enfants du paradis de Marcel Carné. Ils avaient une interview en français qu’ils m’ont demandé de doubler avec un fort accès français.
- Ensuite vous rencontrez les gens d’Universal.
Je les avait croisé à un colloque sur le Laserdisc et quelqu’un de Criterion m’avait également recommandé auprès d’Amblin, la société de production de Steven Spielberg, dont les bureaux se trouvent dans l’enceinte d’ Universal. J’ai commencé à travailler sur 1941 mais cela s’est arrêté pendant un an car il fallait remonter le film, et que cela allait prendre des mois. J’avais juste fait de la recherche, pas encore les interviews. C’est également le premier projet qu’ils avaient en interne et ils tâtonnaient encore.
Comme je n’avais rien à faire, j’ai travaillé pour ZM Productions de Les Mayfield (NDLR : Mayfield est passé depuis à la mise en scène avec Miracle sur la 34ème rue et Flubber), qui allait sur les tournages. J’ai fait quelques E.P.K. (Electronic Press Kit), notamment sur Les Survivants, deux petits documentaires pour Disney, un court-métrage avec Carroll Burnett sur la préservation du cinéma et les images du film Money for nothing avec John Cusack (inédit en France). J’étais également président du développement pour eux, mais une fois que la production de 1941 a vraiment débuté, j’ai démissionné et je suis parti avec Spielberg.
- Comment c’est passé votre première rencontre ?
Steven Spielberg était très sympa. Et en fait, 1941 est un film qu’il aime beaucoup. Et de tous les documentaires que j’ai fait pour lui, c’est celui qu’il regarde le plus souvent. C’est un peu l’enfant batard de sa filmographie, mais c’est un film qui a plein de qualités, un des derniers films à avoir autant d’effets spéciaux faits sur le tournage.
- Pourtant avant 1941, c’est l’édition spéciale des Dents de la mer qui est sorti en premier en Laserdisc.
Comme il a fallu du temps pour finir le remontage du film, retrouver les différents éléments, j’ai travaillé sur Les Dents de la mer. Il n’y avait aucune de limite de durée, le documentaire faisant au final près de 2 heures. Spielberg n’émettait aucune censure sur les interviews et c’était un vrai travail de collaboration. J’avais accès à ses archives personnelles, celles d’Universal et ma propre collection de photos.
- Vous ne faites jamais appel à des collectionneurs.
Pratiquement jamais sauf sur Lawrence d’Arabie, sur lequel je travaille actuellement, où j’ai fait appel à un type vivant à Toronto et qui s’occupe des archives de David Lean. Mais je travaille plus volontiers avec les archives du réalisateur et du studio pour des questions de prix et de droits.
- Comment naissent les projets de documentaires ?
Soit il y a des films que j’adore et dont je rêve de faire les documentaires. Je les propose, j’harcèle pratiquement les exécutifs si bien qu’à la fin ils ont tellement marre qu’ils me le donnent. Mais cela peut-être également un échange sur un film sur lequel je n’ai pas envie de travailler, mais que je fais pour pouvoir en faire autre plus intéressant. Je refuse aussi des projets, parce que je ne peux pas tout faire. On m’avait appelé pour les interviews de George Lucas, Steven Spielberg et Harrison Ford sur les VHS d’Indiana Jones, la veille pour le lendemain. J’étais en plein travail et donc je n’ai pas pu y aller. En ce moment je travaille sur 14 projets différents.
- Y a-til des projets qui vous échappent, que vous auriezs aimé faire mais que d’autres comme J.M Kenny chez Universal réalisent ?
J.M. Kenny (Mallrats, Blues Brothers, American College) est un des seuls avec qui je m’entends très bien mais les derniers projets sur lesquels il a travaillé comme Casper, La Momie ou Sea of Love ne m’intéressaient pas. C’est vrai qu’il a une concurrence avec la communauté de gens qui font ce type de produits. Mais comme je n’ai pas vraiment de contacts avec la Fox, la MGM, ou la Warner, plein de films m’échappent. La Malédiction que J.M. Kenny a fait pour la Fox, les James Bond chez MGM. Mais chacun a ses équipes… J’aurais beaucoup aimé travaillé sur Omega Man (Le survivant) avec Charlton Heston. Je reste loyal envers Columbia et Universal qui m’on soutenu au début, même si je me suis occupé du commentaire audio de Roman Polanski sur la Neuvième porte pour Artisan.
- Avez-vous une implication sur l’ensemble du disque, le packaging, les menus, le master ?
Non, uniquement sur les suppléments; le reste ne m’intéresse pas. Mais je me bats néanmoins au niveau du packaging. Comme le public n’est pas vraiment éduqué, les jaquettes décrivent parfois 50 trucs différents alors que d’autres décrivent un seul élément. Sur Taxi Driver dont je suis assez fier d’avoir réuni toute l’équipe sur tel film. S’il y avait eu 50 éléments disparates sur le DVD, on n’aurait pas eu cette impression de vivre l’histoire du film. Bien sûr, les films à effets spéciaux comme Matrix s’y prêtent plus mais ce n’est pas mon mentalité, mon éducation.
- Vous travaillez plus facilement sur de vieux films que sur des récents blockbusters comme Le Masque de Zorro ?
Il va falloir que j’y travaille plus car j’ai presque fait tous les films sur lesquels j’avais envie de travailler : Spielberg, De Palma, Hitchcock.
- Et Ceux que vous n’avez pas encore fait ?
J’aimerais vraiment faire Pulsions (NDLR: ce sera fait l’année suivante, bonus inédits en France) et Blow Out chez MGM, je viens de terminer Obsession pour Columbia avec le même producteur.
- Et d’autres films de Spielberg ?
J’ai remonté Les Dents de la mer d’une manière totalement différente (NDLR : pour le premier dvd, le documentaire a été ramené de 2h à 50min environ). J’étais un peu réticent mais j’ai pu replacer quelques photos de tournage sur le requin en plastique qui avaient été marqués au feutre noir lors de la sortie mais auxquelles je n’avais pas eu accès au moment du documentaire. Maintenant elles y sont. J’ai réduit la durée des interviews mais l’histoire du film est intact, seul le rôle de la monteuse du film est plus compact. C’est une façon différente de présenter la même chose. Plus accessible, plus excitante. C’était comme un défi personnel, de revenir sur mon propre travail. J’ai fait faire un transcription par écrit du documentaire et les coupes sont venues naturellement.
- Le documentaire sur Les Oiseaux a également été raccourci sur le DVD.
La version TV que vous avez vu en France (sur Ciné-Cinémas) dure 20 minutes de plus. J’ai raccourci les interventions mais cela ne manque pas vraiment.
- Comment s’est fait le passage du Laserdisc au DVD ?
Avec l’arrivée en force du DVD, je me suis dit que peut-être les éditions spéciales ses seraient raréfiées, le dvd étant amené à remplacer la VHS, et le grand public n’étant pas intéressé par ce genre de choses. Mais c’est l’opposé qui s’est produit, même si les délais ont été raccourcis de moitié. Une compétition énorme s’est instaurée avec des changements sans arrêts. Maintenant, il faut que je sois un peu plus strict sur la durée du doc , un peu plus court, moins d’une heure. Il y a également d’autres marchés comme le cable (NDLR : le documentaire La Soif du Mal a d’abord été diffusé sur la chaine cablée Encore TV aux Etats-Unis et sur CinéClassics en France et n’est finalement jamais sorti en dvd) et comme ils rajoutent d’autres sections comme le montage de photos, le décorticage d’effets spéciaux, on obtient une certaine diversité par film qui ne permet plus d’avoir de long documentaire. C’est également probablement une erreur mais je ne regarde pas les autres docs à moins que ce soit un film qui m’intéresse . J’ai beaucoup aimé L’Exorciste mais j’ai trouvé bizarre le documentaire avec ce type absolument inconnu au bataillon (NDLR : Mark Kermode, spécialiste anglais du film et de William Peter Blatty) qui racontait combien le film avait marqué son époque. Il y a deux choses que j’évite à tout pris, ce sont les voix off et me poser comme personne experte. Ce n’est pas ce qui intéresse le public qui veut voir les gens du film. Pour les petites featurettes comme Lost world, ils m’avaient dit : pour la voix off, on veut un tel. Mais je leur ai dit qu’il n’y en aurait pas. Pourtant cela paraît impossible sur une featurette de 3-4 minutes de ne pas avoir de voix off. Mais j’arrive à obtenir des gens que j’interviewe des choses qui aident la narration.
- Ce qu’il y a bien avec les films plus anciens c’est qu’on évite le côté promo langue de bois des featurettes actuelles ?
En même temps s’il avait eu des documentaires à l’époque, on aurait aujourd’hui plus d’archives sur les grands réalisateurs. Sur un film comme Le Masque de Zorro, dans 20 ou 30 ans, ce sera peut-être un classique par rapport au genre. Et si on veut faire une nouvelle édition spéciale, ils auront du matériel, une interview de deux heures avec Martin Campbell.
- Y a-til des éléments que vous ne pouvez pas obtenir ?
A chaque fois. Des choses que je sais existants mais que je ne retrouves pas , des gens que je voulais interviewer mais qui ne sont pas disponibles au moment du documentaire. Pour çà, Taxi Driver tient vraiment du miracle car j’ai eu tout le monde en moins de 4 mois. Mais en général cela ne se passe pas comme ca.
- Parlons un peu des différents documentaires que vous avez produits. Rencontres du troisième type ?
Il ya avait déjà eu une édition de Rencontres chez Criterion mais ils n’avaient pas eu beaucoup de monde en interviews. Spielberg n’était là que pour quelques minutes, alors que j’ai eu les acteurs, le directeur de la photographie. J’ai également participé au remontage du film avec Steven Spielberg. On a pratiqué de la manière suivante, par mémo. Voici la version cinéma 1977 et la version remanié de 1980, qu’est ce que tu veux laisser ou enlever. C’est lui qui décidait.
- E.T. ?
Ce fut passionnant de découvrir les images du tournage en 35mm qui étaient restées inédites en 1982, retrouver le screen-test d’henry Thomas.
- Scarface ?
J’avais déjà fait un livre sur lui, The De Palma Cut, et j’ai fait ce documentaire d’une heure. Je viens de finir Obsession ou je l’ai rencontré à nouveau pour une interview. Et je travaille sur Outrages.
- Lors de notre précédente rencontre en janvier dernier, vous veniez de retrouver des bobines contenant des scènes coupées d’Obsession ?
Elles ne sont pas montrées intéressantes au final.
- On arrive à Psychose.
C’était mon premier vrai Hitchcock. C’était décevant dans le sens où cela faisait des années que j’essayais de faire ça et entre temps, Anthony Perkins, Robert Bloch et Martin Balsam sont morts. On avait perdu beaucoup de gens en l’espace d’un an et demi, deux ans. J’ai fait aussi Marnie, Fenêtre sur cour et dont le documentaire dure une heure. Par contre, sur Sueurs froides je n’est produit que le commentaire audio.
- La Soif du Mal qu’on a vu en France sur CinéClassics ?
Ce qui est amusant sur ce documentaire, c’est que j’ai filmé le réalisateur Curtis Hanson (L.A. Confidential) sur les lieux du tournage et que mon monteur m’a dit : “ je ne sais pas du tout où mettre ça ”. Et on l’a mis dans le générique de fin et cela fonctionne bien. Pour Fenêtre sur cour, Peter Bogdanovitch m’avait raconté une anecdote extraordinaire sur Hitchcock, pleine de suspense et comme on ne savait pas où la mettre, elle s’est retrouvée dans le générique. Entre chaque carton, il y a un petit bout de l’histoire
- Vous travaillez sur d’autres Hitchcock pour Universal.
Je viens de terminer L’homme qui en savait trop (35 mn) et je travaille sur Complot de famille, La Corde, Frenzy, L’étau, Le Rideau déchiré, Cinquième colonne et L’ombre d’un doute.
- Les Yeux de Laura Mars ?
C’était une petit plaisir coupable, la Columbia ne voulait pas forcément faire quelque chose, donc j’ai fait juste un commentaire audio d’Irwin Kershner et une galerie de photos avec un commentaire que j’ai fait moi-même sur les différentes versions du scénario du film car au départ je voulais mettre la musique du film que je n’ai finalement pas trouver, car elle n’existait qu’avec des bruitages. Ce n’est pas un film aussi culte qu’on le croit. Il n’est pas très connu aux Etats-Unis, au contraire de la France. Mais comme je connaissais bien Irwin Kershner, j’ai dit à la columbia : laissez-moi l’appeler. Je savais qu’il parlait très bien sur les films car pour mon livre Star Wars the Annotated Screenplays, je l’avais rencontré chez lui et j’avais même enregistré avec mon minidisc le commentaire audio de L’Empire contre-attaque, juste pour le plaisir. Pour Les Yeux de Laura Mars il a accepté et on s’est installé devant un micro, mais je ne savais pas s’il voulait que je lui pose des questions. On a commencé : “ I, I’m Laurent Bouzereau ; I, I’m Irwin Kershner ; So… ” et il est parti pour deux heures. Et à la fin du commentaire il m’a dit : “ mais pourquoi tu n’a rien dit ? ; mais tu n’a pas arrêté de parler ! »

- Conan le barbare ?
C’était vraiment génial. Pendant l’interview de Schwarzenegger, le micro est tombé sur son visage et on a mis cette scène après le générique. J’ai eu également eu tout le monde, James Earl Jones, Max Von Sydow. John Milius a ajouté une scène dans le film et c’est la fin européenne plus longue qui a été retenue pour cette édition DVD.
Plus délicat, Retour vers le futur ?
Je n’ai rien à dire là-dessus, je ne sais pas quand cela va sortir. j’ai fait un documentaire de 30 minutes sur les trois avec des interviews de Michael J. Fox et des deux Bob (Gale et Zemeckis). Je ne voulais pas refaire ce qui avait déjà été fait, les scènes coupées étaient déjà dans le documentaire présenté par Kirk Cameron (NDLR : Secrets of Back to the Future). Il y a aussi des éléments sur l’attraction Back to the Future : The Ride.
La Dame de Shanghai ?
Le documentaire fait 20 min et contient des anecdotes racontées par Bogdanovich.
Le Parrain ?
j’avais fait trois petits documentaires sur les trois films qui assemblés donnaient un documentaire de 30 minutes mais je n’ai pas mon nom au générique.
Quels sont les films sur lesquels vous travaillez actuellement ?
Il y a Un Frisson dans la nuit , Obsession (2001) Quelque part dans le temps (octobre 2000, Inédit en France), Le Pont de la rivière Kwaï (sortie mondiale à l’Automne), Lawrence d’Arabie, les Hitchcock (début 2001), Outrages, Les Nerfs à vifs (deux documentaires séparés sur les deux versions) et d’autres projets encore au stade embryonnaire, dont il est encore trop pour en parler.
Bon sang, l’interview (passionnante) a 12 ans et il avait déjà une belle carrière le bougre !
tres bonne lecture. beau boulot !
jerome c’est le futur laurent bouzereau on sent bien
. tain s’il pouvait retrouver du matériau et bosser sur Dark of the sun/Mercenaries. ça serait ultime !!
12 h 12 min
passionnant ! merci pour le lien